VAINCRE LA TIMIDITE. POUVOIR S’EXPRIMER EN PUBLIC

La timidité n’est pas génétique ; on peut donc la dépasser. C’est un mécanisme psychique qui se construit lentement et qu’on peut déconstruire par une parole adressée à un professionnel. Elle est liée à la confiance en soi.
Beaucoup de gens timides pensent qu’ils le sont par nature et qu’il n’y a rien à y faire. Une erreur qui sert de prétexte pour rester figé dans l’immobilisme–l’un des symptômes du timide- ou éviter de s’interroger vraiment sur soi.

D’après la psychanalyse, la timidité serait une manifestation résultant de conflits inconscients réprimés au fond du psychisme. Parmi eux figure le désir œdipien de l’enfant qui voudrait que sa mère n’aime que lui, à l’exclusion de tout autre, y compris le père. Elle se révèle particulièrement à certains stades du développement de l’enfant.
Entre 6 et 12 mois, période où le bébé ressent de la peur face à ce qui est étranger aux figures qui peuplent son environnement quotidien. Étape d’une prise de conscience de son identité distincte des personnes familières.
Entre 3 et 6 ans, alors que l’enfant est tiraillé entre son désir de relation privilégiée avec sa mère et l’envie de plaire à d’autres personnes.
A l’adolescence qui vient exacerber l’ambivalence des sentiments ainsi que les désirs de séduction et de pouvoir. La sexualisation provoque une implication particulière du corps qui se traduit entre autres par le fait de rougir.

Il ne s’agit pas, avec ces « descriptions » trop généralistes, de nier la souffrance psychique du timide et son anxiété. La psychanalyse crédite davantage la personne que la psychiatrie. Torturé par un sentiment permanent d’insécurité, le timide s’entoure d’une série de barrières destinées à dissuader les autres de s’approcher trop près. Cette discrétion obstinée se conjugue pourtant avec le désir fou d’être choisi, d’être vu. D’où le désaccord constant avec lui-même. Il redoute en particulier les « premières fois », préférant la sécurité de l’isolement au risque de se voir exposé ou rejeté. Il réprime une foule de pensées, de sentiments, d’actes ; s’invente des scénarios négatifs qui sont autant de raisons de ne pas agir. Trop inhibé pour se confronter aux autres, il préfère vivre dans son monde intérieur, à l’abri des regards qui risqueraient de le voir… comme il se voit et non comme il voudrait être vu. Ce qui ne l’empêche pas de créer, d’inventer. Mais il n’y a pas besoin d’être « meilleur », plus intelligent, plus beau, plus créatif, pour ne plus être timide, comme le croient parfois certains. La proportion de gens qui ont du potentiel est aussi élevée chez les timides que chez les non timides. Ils éprouvent aussi du désir et des envies qui méritent d’être libérés !

Choisir son psy

Venir parler à un professionnel est le premier pas vers le mieux être. Sachez qu’il est possible de rencontrer plusieurs thérapeutes avant d’en choisir un pour entamer une démarche. Chaque personne est singulière, autant le patient que le thérapeute. L’essentiel est que vous vous sentiez en confiance et « entendu ».

 

Le premier rendez-vous nous permettra de nous rencontrer et de savoir si nous pouvons cheminer ensemble.

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