TRAVERSER UNE DÉPRESSION

Vous vous demandez ce qui a pu vous arriver pour vous retrouver « dans cet état ». Vous ne voyez pas « le bout du tunnel » comme on dit. Pourtant vous le trouverez à condition de vous en donner les moyens.

Fatigue, coups de pompe, peine à se lever le matin, pertes de mémoire, tristesse, difficulté à communiquer avec les autres, à penser… Vous ne vous reconnaissez pas. Peut-être tombez-vous en dépression. Curieusement, cet « effondrement » peut aussi bien survenir quand tout va mal que quand tout va bien. En effet, la cause reste la même. Il s’agit d’un message envoyé par votre inconscient et non d’une maladie à éradiquer –même si la chimiothérapie peut aider à passer un cap-.

Ce n’est pas parce que vous ne voulez pas être dépressif/sive que vous ne le serez pas.
La dépression peut même survenir à un moment où vous êtes psychiquement assez fort pour y faire face. Elle va vous permettre de déposer une « arme », des défenses, qui ont été efficaces depuis votre enfance pour vous empêcher de sombrer, mais qui ne le sont plus. Un mal pour un bien. Ce n’est pas en niant la dépression qu’elle s’en va mais en acceptant de la traverser et de soigner votre enfant intérieur qui souffre depuis si longtemps. Ce qui a été masqué par toute l’énergie que vous avez dépensé jusque là afin de vous battre pour votre vie amoureuse, professionnelle, familiale. Vous avez acquis tout ce qu’il faut matériellement pour être heureux. Mais ce n’est pas « avoir » qui fait le bonheur.

Vous faites l’expérience douloureuse d’un état nouveau qui vous fait réaliser que vous pouvez être autrement que vous le souhaitez. Vous vous confrontez à la douleur d’exister. Peu d’entre nous peuvent en faire l’économie durant leur vie. D’où la nécessité d’effectuer un travail d’introspection, de revisiter votre passé afin de comprendre et de cicatriser ce qui s’est joué dans votre enfance et que, pour l’instant, vous ignorez. C’est en parlant que quelque chose de crucial pourra émerger.

Si les médicaments peuvent constituer une aide momentanée et indispensable pour soulager votre souffrance, ils ne pourront pas remplacer une psychothérapie ou une psychanalyse. Il faut soigner votre enfant intérieur pour que la dépression ne risque plus de rejaillir.

Choisir son psy

Venir parler à un professionnel est le premier pas vers le mieux être. Sachez qu’il est possible de rencontrer plusieurs thérapeutes avant d’en choisir un pour entamer une démarche. Chaque personne est singulière, autant le patient que le thérapeute. L’essentiel est que vous vous sentiez en confiance et « entendu ».

 

Le premier rendez-vous nous permettra de nous rencontrer et de savoir si nous pouvons cheminer ensemble.

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