SURMONTER UN TRAUMATISME

Un événement est dit « traumatique » lorsqu’une personne s’est trouvée confrontée à la mort, à la peur de mourir ou à de graves blessures, ou lorsque son intégrité physique ou celle d’une autre personne a été menacée. Cet événement aura provoqué une peur intense, un sentiment d’impuissance ou un sentiment d’horreur.

Le trauma est l’événement en lui-même ; le traumatisme, ce qui en découle. On parle aussi de stress post-traumatique (TSPT). Si vous développez un stress post-traumatique, vous êtes sujet/te à certains de ces symptômes :

  • Vous revivez sans cesse la scène traumatique en pensée ou en cauchemar.

  • Vous cherchez à éviter –volontairement ou involontairement- tout ce qui pourrait vous rappeler de près ou de loin le trauma.

  • Vous vous sentez « aux aguets » malgré l’absence de danger imminent.

 

La question qui revient le plus souvent face à un traumatisme est « pourquoi » ? « Pourquoi ai-je été maltraité/e, violé/e, pourquoi ai-je eu cet accident ? » Certain/es s’en remettent spontanément en l’espace d‘un ou deux ans. Si vos difficultés persistent au-delà de six mois, mieux vaut cependant consulter un professionnel de santé psychique. Vous pourrez aller mieux plus rapidement.

Certaines aptitudes personnelles favorisent ce qu’on appelle la « résilience » (Cf. L’article du blog sur Boris Cyrulnik.) Les résilients dépassent les réponses culpabilisantes en passant du « pourquoi ? » au « pour quoi ? ». C’est à dire, puisque je ne peux pas éliminer cet événement qui a eu lieu dans ma vie, qu’est ce que je peux en tirer ? Comment peut-il me servir ? »

Nous ne sommes pas tous égaux devant la résilience. Certains réussissent mieux que d’autres à surmonter les épreuves de la vie. L’histoire personnelle de chacun est un facteur déterminant. La résilience s’ancre dans les tous premiers contacts du bébé avec sa mère. Ceux–ci constituent le socle de développement sur lequel le bébé, l’enfant puis l’adulte s’appuieront. Si cet environnement a été suffisamment sécurisant, l’attachement suffisamment prégnant, la personne a pu se construire avec une confiance en elle et en les autres qui lui permet d’être résiliente. Elle peut réussir à tirer profit de l’adversité. Mais rassurez-vous ! Il est également possible de surmonter un traumatisme si, au lieu d’essayer de l’enfouir, vous décidez de le parler ; si vous accueillez les pensées liées au trauma au lieu de vouloir les chasser, elles finiront par disparaître. Tolérer vos troubles et accepter leurs implications est une attitude qui vous permettra de moins les subir. Le malheur n’est pas une destinée, on peut toujours s’en sortir, écrit Boris Cyrulnik.

Choisir son psy

Venir parler à un professionnel est le premier pas vers le mieux être. Sachez qu’il est possible de rencontrer plusieurs thérapeutes avant d’en choisir un pour entamer une démarche. Chaque personne est singulière, autant le patient que le thérapeute. L’essentiel est que vous vous sentiez en confiance et « entendu ».

 

Le premier rendez-vous nous permettra de nous rencontrer et de savoir si nous pouvons cheminer ensemble.

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