SURMONTER LA CRISE D’ADOLESCENCE

L’adolescence est un phénomène intime naturel, la traversée d’un ensemble de troubles supposés se produire durant la phase de transition entre l’âge enfant et l’âge adulte. C’est une période marquée par de nombreux changements dont celui de l’identité. Un bouleversement tel qui peut empêcher de faire face à certains événements.

Toute crise d’adolescence ne nécessite pas de rencontrer un psy. On ne prend rendez-vous avec lui que si quelque chose ne va pas, se manifeste, dérange. Cela s’appelle un symptôme. Son message mérite d’être déchiffré. Ce qui ne peut se faire qu’avec un professionnel habilité à décoder l’inconscient.

Quatre principaux processus font de l’adolescence une période d’ajustement : l’identité sexuelle, la perte des idéaux infantiles, la séparation du milieu familial et l’individuation. L’ado doit apprendre à composer avec toutes ces nouveautés parfois compliquées par certaines situations : une inadaptation au collège, une mauvaise réputation ou un harcèlement qui poussent à l’isolement, un premier échec amoureux, la séparation des parents… A cet âge, les motifs de consultation sont nombreux et variés ; ils doivent être pris au sérieux car leurs conséquences peuvent être désastreuses. Donner un sens à sa vie et à sa propre personne devient à cette période un enjeu prioritaire.

Cependant, un adolescent ne veut parfois rien connaître de son symptôme et préfère ne pas en parler. L’adolescence a toujours été marquée par un mécanisme de fuite de la réalité. C’est plus souvent l’entourage qui s’inquiète et s’interroge. Veut prendre un premier rendez-vous. Il est possible de le proposer à votre enfant en l’assurant qu’il ne sera pas suivi d’un second s’il ne le souhaite pas. Ce n’est ni une sanction ni une punition. On ne force personne à consulter un psy. Pas même un enfant. Ce doit être une démarche librement consentie.

Beaucoup de choses se joueront donc lors d’une éventuelle première séance. Quelle parole va pouvoir se dire ? Quelle parole pourra être entendue ? L’adolescent se rendra compte que le dialogue est différent de ceux qu’il a l’habitude d’avoir avec ses proches. Parler à quelqu’un qu’on ne connaît pas peut, contrairement à ce qu’on pourrait croire, libèrer la parole ; il est plus facile de lui parler de ses angoisses ou de ses rêves puisqu’on ne sera pas jugé et que tout restera secret. De plus, le/la psy évitera de donner des conseils ; le jeune patient en a déjà entendu de toutes parts.

Les thérapeutes reçoivent rarement un adolescent sans avoir rencontré ses parents au préalable et sans faire de temps en temps le point avec eux. L’enfant n’est la plupart du temps pas le seul concerné ; les parents doivent eux aussi être prêts à se remettre éventuellement en question. C’est la clé d’une thérapie réussie.

Choisir son psy

Venir parler à un professionnel est le premier pas vers le mieux être. Sachez qu’il est possible de rencontrer plusieurs thérapeutes avant d’en choisir un pour entamer une démarche. Chaque personne est singulière, autant le patient que le thérapeute. L’essentiel est que vous vous sentiez en confiance et « entendu ».

 

Le premier rendez-vous nous permettra de nous rencontrer et de savoir si nous pouvons cheminer ensemble.

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