SORTIR D’UN DEUIL, D’UNE RUPTURE

Après un deuil, une rupture, une période de dépression peut s’installer, avec fatigue intense et désintérêt pour toute activité. On peut aussi se sentir en colère ou coupable. Il est alors essentiel de pouvoir exprimer ses angoisses, sa peine, et de ne pas se confiner dans « son malheur ».

Lors de la perte d’un être cher, de son pays, de son emploi, de sa maison, voire même d’un animal de compagnie, notre rapport au monde change, nous sommes privés d’ une référence à notre passé et nous risquons de perdre notre sécurité de base. Ce sont des traumatismes qui peuvent nous empêcher de vivre si nous n’acceptons pas de les parler et d’affronter le chagrin qu’ils génèrent. Toute perte affective, tout deuil, est un « choc ». Souffrir « en silence » n’est pas une bonne solution. Ce qu’on « refoule » ainsi risque de resurgir autrement, de provoquer des maux qui viendront en place des mots non dits ; de provoquer des réactions dites « psychosomatiques », c’est à dire des troubles physiques, des maladies. L’envie de travailler ou même l’envie de vivre peuvent nous quitter car nous risquons aussi de « ressasser » des souvenirs ou une culpabilité imaginaire épuisante : si j’avais fait comme ceci ou comme cela, ça ne serait pas arrivé.

Le deuil peut nécessiter un « travail psychique » pour lequel chacun doit se faire accompagner par un/e spécialiste. Il va falloir aller au bout de son chagrin ; passer et dépasser des étapes : choc, sidération, déni de la réalité, colère, peur, tristesse, acceptation, pardon éventuel, quête d’un sens nouveau, etc. Chacun au rythme qui lui est propre. Il n’y a pas de norme.

La démarche peut paraître longue et difficile, mais ce n’est qu’à ce prix qu’il s’agira au bout du compte non pas de survivre, mais de vivre pleinement. Même s’il ne devient possible d’entamer ce travail de deuil que plusieurs années après la perte… parce que, contrairement aux croyances populaires, ce n’est pas le temps qui guérit les blessures.

« Faire son deuil », ce n’est pas redevenir comme avant et oublier ; ce serait plutôt trouver un nouvel équilibre puisque l’être est alors transformé/e par une expérience de vie douloureuse. Ce n’est pas perdre le lien à un être cher mais assigner un autre statut au lien d’amour ou d’amitié passé. Ce n’est pas effacer mais cicatriser une blessure qui était à vif. Rien ne s’efface dans l’inconscient.

Choisir son psy

Venir parler à un professionnel est le premier pas vers le mieux être. Sachez qu’il est possible de rencontrer plusieurs thérapeutes avant d’en choisir un pour entamer une démarche. Chaque personne est singulière, autant le patient que le thérapeute. L’essentiel est que vous vous sentiez en confiance et « entendu ».

 

Le premier rendez-vous nous permettra de nous rencontrer et de savoir si nous pouvons cheminer ensemble.

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