SE CONFRONTER A L’INFERTILITÉ

Faire un enfant est un désir qui peut parfois se transformer en une quête difficile et douloureuse si le corps ne répond pas et conduit vers une démarche médicalisée.

« Un enfant si je veux, quand je veux » était un mot d’ordre des femmes dans les années 70 pour réclamer le droit à l’avortement et à la contraception. Avec les nouvelles techniques de procréation, ce slogan s’est transformé en exigence de maternité et de paternité qui laisse trop souvent la dynamique psychique de côté ignorant le rôle de l’inconscient en chacun de nous. Ces techniques s’avèrent s’intéresser surtout à une capacité procréatrice, en conformité avec une idéologie techniciste de la science pour laquelle l’échec n’a pas de place. Et pourtant, beaucoup échouent. Penser pouvoir maîtriser les processus de procréation peut en arriver à créer de l’illusion.

De nombreux freins inconscients inhibent parfois les processus psychiques nécessaires à la conception d’un enfant. Ne pensez pas qu’il est rare que gynécologues et spécialistes ne trouvent aucune explication physiologique à une difficulté, une incapacité à procréer. Il est à votre portée avec l’aide d’un psychothérapeute de découvrir quels facteurs psychiques sont à l’oeuvre en vous pour bloquer la possibilité d’une procréation ; que vous soyez homme ou femme. Les réponses seront singulières. L’organisation psychique est suffisamment puissante pour mettre en place des défenses contre la possibilité même d’une grossesse, par exemple ; elle est capable d’inhiber tel ou tel mécanisme physiologique de la reproduction.

Une thérapie analytique permettra donc de s’interroger adéquatement sur les facteurs contribuant à la mise en place et à l’insistance de forces contraires à la réalisation de votre désir. De nombreuses causes possibles sont à prendre en compte : secrets de famille concernant la filiation, complexité des liens qui se sont tissés dans l’enfance avec l’un ou l’autre des parents, antécédents de traumatismes, etc. Tout désir d’enfant est singularisé par l’histoire du développement psycho-sexuel. Une psychothérapie vous permettra de préciser la nature de conflits inconscients pouvant être à l’origine du barrage au processus naturel qu’est celui de la procréation.

Quoiqu’il en soit, les deux sexes vivent la stérilité comme une souffrance, une impuissance, une amputation, une douleur. Son impact sur l’identité de chacun et sur celle du couple est considérable. Les techniques, les prescriptions visant à une facilitation de la procréation entament souvent l’intimité, la complicité, la sexualité du couple. L’homme, par exemple, se vit mal en tant qu’éjaculateur à dates fixes. La femme est obligée la plupart du temps de prescrire l’acte à celui qu’elle a choisi comme père de son enfant. Ces processus mécanisés en arrivent souvent à inhiber la puissance du désir, à infliger une organisation qui finit la plupart du temps par dénaturer la rencontre.

Choisir son psy

Venir parler à un professionnel est le premier pas vers le mieux être. Sachez qu’il est possible de rencontrer plusieurs thérapeutes avant d’en choisir un pour entamer une démarche. Chaque personne est singulière, autant le patient que le thérapeute. L’essentiel est que vous vous sentiez en confiance et « entendu ».

 

Le premier rendez-vous nous permettra de nous rencontrer et de savoir si nous pouvons cheminer ensemble.

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