PRENDRE EN CHARGE DES ADDICTIONS

Addiction ne veut pas seulement dire drogue ou toxicomanie. On peut consulter pour addiction à la nourriture, au tabac, à l’alcool, au sexe, aux jeux vidéo, aux médicaments, etc. Et pour tout ce qu’elles peuvent engendrer d’irritabilité, de violence ou d’isolement, par exemple.

Si l’addiction est souvent le motif qui pousse à rencontrer un psychothérapeute ou un psychologue, elle n’en est peut-être pas la cause directe. La personne est adressée ou demande un rendez-vous à cause des troubles, difficultés et souffrances que l’addiction occasionne mais, pour accepter d’aller parler de soi sans doute faut-il d’autres interrogations que celle d’une addiction. Le patient est souvent mu par une question plus radicale sur ce qu’il est, ce qu’il veut, ce dont il souffre tout au fond de lui pour « en être là », « soumis » à cette dépendance malgré ses efforts pour lutter contre, malgré une conscience aigue de perte de sa liberté d’action et du mal que ça peut lui faire : impossible de vivre une journée sans le produit ou le comportement car la privation entraîne une sensation de manque angoissante. !

En effet, une addiction se manifeste par un phénomène de manque alors qu’on est privé d’un besoin non vital –les besoins vitaux étant boire, manger, uriner, déféquer… dormir- Elle peut être grave lorsque le manque qui lui est inhérent entraîne de la violence ou de l’agressivité.

Un travail psychothérapique ne prend pas en charge la conduite addictive de la même façon que la médecine ; il ne s’oppose pas à un dispositif de soin qui peut aussi s’avérer nécessaire ; il ne le remplace pas et se montre même tout à fait compatible avec lui car il opère autrement : une démarche centrée uniquement sur le symptôme ne sera pas d’un effet durable. Il va donc s’agir d’inventorier la place que l’addiction occupe dans l’histoire du patient : écran, barrage, substitut… De s’intéresser à la souffrance de la personne qui parle, au mal être que l’addiction est supposée soulager, à ce que la personne peut dire d’elle-même en en parlant et à ce qu’elle est d’autre que cet effet des produits ou situations dont elle semble penser –à tort- qu’ils la constituent en entier. Pour exemple : « Je suis alcoolique ». Etre alcoolique ou toxicomane ne constitue pas une identité. Il s’agit justement de séparer le sujet de son addiction. De faire qu’il ne « s’oublie pas » dans ce comportement auquel il s’adonne corps et âme, dans cette tentative épuisante parce que répétitive et sans fin de « remplir un vide ».

Il devient dangereux d’être « addict » si l’addiction prend le pas sur la vie, sur les relations, si elle coupe le sujet du monde. Et c’est le risque.

Choisir son psy

Venir parler à un professionnel est le premier pas vers le mieux être. Sachez qu’il est possible de rencontrer plusieurs thérapeutes avant d’en choisir un pour entamer une démarche. Chaque personne est singulière, autant le patient que le thérapeute. L’essentiel est que vous vous sentiez en confiance et « entendu ».

 

Le premier rendez-vous nous permettra de nous rencontrer et de savoir si nous pouvons cheminer ensemble.

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