GÉRER VOS ÉMOTIONS

Essayer de maîtriser, de contenir ses émotions est une attitude plutôt vaine. Votre inconscient les fait surgir à son gré. Vous pouvez pourtant en arriver à prendre conscience de leur mode de déclenchement.

Trop sensible, trop émotif/tive … Etes-vous arrivé/e seul/e à cette conclusion ou cette phrase fait-elle partie de celles que vous entendez régulièrement de la part de vos proches ? De quel « trop » s’agit il ? Car il en faut, des émotions ! Elles constituent un système d’alerte indispensable par lequel votre corps indique à votre cerveau comment réagir à ce qui vous arrive. Elles représentent une forme d’intelligence préverbale et préconsciente. Leur déclenchement est automatique. Colère, tristesse, joie, honte… sont innées et universelles et remplissent une fonction adaptative précise.

Alors, pourquoi dites-vous « trop » ? Parce que ça dérange votre entourage ? Parce que ça entame votre bien être ? Ressentir des émotions, les reconnaître et en interpréter correctement le message est garant de votre protection physique et psychique. Si vos réactions vous apparaissent parfois envahissantes ou dévastatrices c’est sans doute que vous n’avez pas appris à les écouter. Si vous restez sourd à ce qui est exprimé, si vous muselez toute réaction, vous risquez de somatiser, c’est à dire, de tomber physiquement malade parce que tout en vous se révolte alors à votre insu, même si votre intelligence veut accepter l’épreuve : un conflit, une déception, une séparation, une parole agressive ou méchante, laissent rarement indifférent/e mais ne méritent pas de se rendre malade.

Ce que la médecine nomme « trouble somatoforme » est caractérisé par des plaintes nombreuses et répétées faisant état de symptômes douloureux touchant la tête, l’abdomen, le dos, ou d’autres parties du corps. Ils peuvent prendre de nombreuses formes ; elles sont singulières à chacun.

Cependant, la valeur adaptative des réactions émotionnelles est fortement altérée lors de maladies où les sujets ressentent des activations anormalement intenses et fréquentes de leurs émotions fondamentales : les déprimés souffriront de bouffées de désarroi ou de tristesse hors de proportion avec les événements vécus ; les phobiques pourront éprouver des attaques de panique (peurs incontrôlables) en l’absence de danger objectifs.

Ce qui implique de vous interroger sur ce que vous vivez, d’inspecter votre environnement pour découvrir si l’émotion ressentie est légitime ou pas. On a souvent besoin de quelqu’un d’autre, un professionnel, pour faire cet « état des lieux ». Votre éducation ou des événements anciens vous ont peut-être appris une forme de réaction « inadaptée » et il sera utile de retracer l’origine de vos réactions actuelles pour acquérir la liberté d’en changer. Une telle analyse du présent et du passé vous amènera à pouvoir réagir au mieux aux émotions qui vous touchent, voire même, à les utiliser sans vous laisser emporter ou dominer par elles.

« On ne peut pas mettre le vent en cage » dit un proverbe.

Choisir son psy

Venir parler à un professionnel est le premier pas vers le mieux être. Sachez qu’il est possible de rencontrer plusieurs thérapeutes avant d’en choisir un pour entamer une démarche. Chaque personne est singulière, autant le patient que le thérapeute. L’essentiel est que vous vous sentiez en confiance et « entendu ».

 

Le premier rendez-vous nous permettra de nous rencontrer et de savoir si nous pouvons cheminer ensemble.

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