DÉPASSER PEURS ET PHOBIES

Les phobies… ces peurs irraisonnées, irrationnelles sont souvent déclenchées par des circonstances objectivement sans danger. D’où la nécessité de découvrir ce qu’elles cachent, à quoi réagit votre psychisme ou celui de votre enfant.

« J’ai peur … un peu, beaucoup, tellement… et personne ne comprend pourquoi je réagis avec une telle intensité ». Il aura fallu attendre Sigmund Freud pour que surgisse une explication de cet irrationnel, une théorisation qui accorde une place à l’appareil psychique, à l’inconscient. Il a découvert qu’il s’agissait généralement d’une parade que quelqu’un peut trouver pour faire face au conflit qui oppose son désir à l’interdit. Nul besoin de rentrer dans la théorie de la phobie pour en guérir.

Chaque âge a ses phobies. De l’enfant à l’âge adulte, les phobies évoluent dans leur nature et leur fonction. L’enfance est dominée par les phobies d’animaux. Les phobies infantiles sont rarement pathologiques. A l’adolescence on rencontre plus souvent des phobies de situation : phobie scolaire, phobie des transports, de la foule, éreutophobie (peur de rougir en public). A cet âge, les émotions dominent le fonctionnement psychique et s’expriment soit dans la mise en acte –réaction- soit dans l’impossibilité d’agir –inhibition-. La phobie peut augmenter jusqu’à un point encore plus difficile à vivre : la peur d’avoir peur. Mieux vaut consulter avant d’en arriver là.

Les observations montrent que les enfants phobiques sont souvent surprotégés par un parent phobique ou anxieux ; la peur se transmettant implicitement. Grandir dans un monde considéré par l’autre comme inquiétant ne rassure pas. Il m’apparaît alors souhaitable que les positions dites « contrephobiques » parentales puissent évoluer afin de remplacer une surprotection emprisonnante par une possibilité d’autonomie.

Qui doit alors venir me consulter ? Les premières consultations devraient permettre de répondre à cette question.

Si les approches comportementales (immersion dans les situations qui paraissent être les sources de vos phobies par exemple) peuvent dénouer le vif de certains symptômes, l’approche psychothérapique, même si elle peut durer plus longtemps, reste une indication privilégiée ; elle s’occupe non seulement de peurs qui restreignent considérablement votre espace et votre élan vital mais aussi d’autres difficultés qui y sont liées et que vous ne suspectez peut-être pas.

Choisir son psy

Venir parler à un professionnel est le premier pas vers le mieux être. Sachez qu’il est possible de rencontrer plusieurs thérapeutes avant d’en choisir un pour entamer une démarche. Chaque personne est singulière, autant le patient que le thérapeute. L’essentiel est que vous vous sentiez en confiance et « entendu ».

 

Le premier rendez-vous nous permettra de nous rencontrer et de savoir si nous pouvons cheminer ensemble.

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