15 Fév 2019

Par: Cabinet Psy Macon

Portraits

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Psychiatre, psychologue et essayiste d’origine suisse, Carl Gustav Jung participa si activement aux débuts de la psychanalyse que Freud le nomma comme son « successeur ». Mais il ne fallut pas longtemps au « maître de Vienne » pour s’en séparer à cause de leurs désaccords théoriques et personnels. Jung fondera sa propre école de « psychologie analytique », connue aussi sous le nom de psychologie profonde ou complexe.

Jung est né en juillet 1875 en Suisse allemande, au sein d’une famille de tradition cléricale du côté de son père pasteur et de tradition médicale du côté de sa mère férue d’occultisme et de spiritisme. Il voit dans cette double filiation l’origine de ses « deux personnalités ». La personnalité 1 « consciente, conventionnelle et inoffensive ». La personnalité 2 «inconsciente…redoutable ».
Enfant introverti et solitaire Jung est très tôt témoin de scènes violentes ou macabres liées au métier de pasteur exercé par son père. Sa mère dépressive fait de fréquents séjours en maison de repos. Il est en fait éduqué par des servantes.

Alors que son père est affecté comme aumônier à la clinique psychiatrique universitaire de Bâle, il découvre ses lectures sur les maladies mentales. Sujet à de nombreuses syncopes inexpliquées il se penche sur la notion de névrose et sur les lectures de philosophes : Hartmann, Nietzsche, Goethe, Schopenhauer, Kant, Hölderlin… Tous les mythes de tous les pays et de toutes les cultures deviennent ses thèmes de prédilection.
En 1895, son père décède brutalement d’un cancer et Jung, intronisé chef de famille, s’inscrit à la fac de médecine de Bâle où il étudie avec intérêt l ‘anatomie et la physiologie, mais ce sont l’archéologie et l’anthropologie qui l’intéressent particulièrement. Il obtient son diplôme en septembre 1900.
Vers la fin de ses études, ses lectures de Krafft-Ebing et ses thèses sur la sexualité le poussent à choisir la Médecine psychiatrique comme spécialité. Mais, alors que la psychiatrie ne s’intéresse pas du tout aux phénomènes « occultes », il choisit pour sa thèse, de s’intéresser à une jeune médium, Hélène Preiswerk. A côté de ses activités scientifiques, il participe à des séances de spiritisme qui constituent la matière première de sa thèse consacrée aux « Phénomènes dits occultes ».
En juin 1895 il étudie le phénomène des tables tournantes au sein même de sa famille observant le cas d’une cousine medium et rassemblant des matériaux qu’il utilisera durant toute sa carrière.

Lorsqu’il s’inscrit à l’Université de Zurich en 1900, Jung est engagé par Eugen Bleuler comme second assistant psychiatre à la clinique psychiatrique universitaire considérée comme un établissement d’avant garde.
Sa thèse achevée, Jung collabore de 1901 à 1904 avec son cousin Franz Riklin à la méthode des « associations de mots ». Ils observent que les patients confrontés à des mots liés à un vécu personnel douloureux ont des temps de réaction variables et les étudient. Ils proposent le terme de « complexes » pour désigner ces « fragments psychiques à forte charge affective séparés du conscient ». Jung met au point un galvanomètre permettant l’enregistrement de la réponse électrodermique du sujet aux mots inducteurs.
A la même époque il se penche sur le phénomène du somnambulisme médiumnique. En 1902 son congé sabbatique le conduit à Paris (près de Pierre Janet et d’Alfred Binet) puis à Londres. A son retour il est nommé professeur adjoint à l’Université de Zurich et aménage avec celle qu’il a épousée en 1903, Emma Rauschenbach, avec qui il aura 5 enfants.

Rencontre avec Freud

Jung lit « L’interprétation des rêves » en 1899. L’ouvrage le passionne. Il se rend compte qu’ils en sont tous deux arrivés aux mêmes conclusions à partir d’un travail sur les associations. Sa thèse recèle de références à Freud. Vers 1903 il prend ouvertement parti pour lui alors que Freud est très controversé ; il ne le rencontrera qu’en 1907 à Vienne, dans une discussion qui durera 13 heures. Cette rencontre avec le père de la psychanalyse de 19 ans son aîné fut déterminante pour Jung. Les deux hommes échangèrent près de 360 lettres en l’espace de huit ans et Freud le désigna comme son « fils et héritier scientifique », comme son « dauphin ». Jung devint alors membre de la Société Psychanalytique de Vienne et créa son propre cabinet d’analyse. Cependant, alors que Freud souhaitait que Jung mette toute son énergie et son temps dans la promotion de la psychanalyse, le psychiatre suisse nourrissait d’autres préoccupations et désobéissait à son père spirituel qui le supportait très mal… Il fut ainsi élu membre honoraire de la Société américaine de recherches psychiques pour ses « mérites comme occultiste ».
En effet, si Freud se situait dans une lignée biologiste, Jung s’intéressait à l’hypnose et au spiritisme que Freud jugeait inintéressants. La théorie de Freud était basée sur l’aspect sexuel de la libido, tout ce qui ne serait pas directement sexuel provenant de la sublimation ou du refoulement de cette force. Ce qui choquait Jung qui répondait : « mais alors, la culture ? ». « La culture n’est que la mascarade du refoulement et de la sublimation » répondait Freud. Cependant, au fur et à mesure que Jung s’intéressera aux mythes et à la question du sacré il découvrira d’autres dimensions débordant de beaucoup l’histoire personnelle de l’individu et se démarquera peu à peu de la conception exclusivement pansexuelle de Freud. Il la trouvait réductive et considérait que bien au-delà de ce qui peut être transcrit verbalement gît dans l’individu quelque chose qui passe de génération en génération et oriente sa vie. Pour lui, quelque chose dans l’homme est perpétuel, infini, immuable et trouve le moyen de surgir dans sa réalité à des moments singuliers de la vie. D’où la notion d’un « inconscient collectif » constitué d’archétypes (la notion mère/enfant est régie par l’archétype de la mère par exemple) et qui serait commun à la nature humaine.
Au départ, Freud et Jung avaient en commun une prise de conscience concernant l’exercice de la religion prisonnière d’un dogme, ne remplissant plus sa fonction de lien au sacré. Freud réagit en niant le sacré, devenant complétement matérialiste dans sa vision des choses. Remplaçant le Dieu-esprit par un Dieu-matière : la sexualité. Jung retourna à la source, se penchant, lui, sur les mythologies et les religions dites primitives.
En réaction aux positions inébranlables de Freud, Jung manœuvra toujours de telle sorte que ses conceptualisations ne donnent jamais lieu à des doctrines fermées, de sorte qu’il est parfois difficile de se repérer dans son œuvre et de faire la différence entre l’ombre, l’anima et l’animus, par exemple. Il est tout aussi difficile de savoir s’il est croyant.
Pour Freud, c’est le moi qui est au centre de la psyché, entre le ça (les pulsions refoulées) et le Surmoi (il exerce la censure contre les pulsions instinctives condamnées par les parents). Pour lui, l’inconscient est dangereux et difficile à approcher.
Pour Jung, le centre de la psyché, c’est le Soi, archétype central de la personne psychique : il englobe le conscient et l’inconscient. Jung a un grand respect pour l’inconscient, cette énorme force qui est aussi Dieu : « le royaume de Dieu est au-dedans de nous, il faut dialoguer avec », c’est ainsi qu’on enrichit la conscience. Il y aurait une sorte de dialectique entre conscient et inconscient qui dessinerait peu à peu une vérité et un chemin de qualité. C’est ainsi que l’être pourrait accéder à une véritable place parmi les autres : l’individuation. Sans cette élaboration, l’individu demeurerait plus ou moins prisonnier du marquage collectif et donc, susceptible d’être pris à tout moment par un phénomène de groupe, une rumeur, une opinion, etc.

Freud finissant par voir en Jung un « dissident » le fit bannir officiellement en août 1912.
Comme pour officialiser cette rupture qui le confronta à une désorientation totale, Jung présenta succinctement au XVIIe congrès international de médecine organisé à Londres sa nouvelle approche qu’il nomma « psychologie analytique » la distinguant de la psychanalyse de Freud. Jung présenté comme le seul rival possible de Freud permit alors à Zurich de devenir le berceau de la psychologie analytique, réunissant la plupart des analystes zurichois qui avaient rompu avec Freud. Il voyagea beaucoup se rendant de nouveau aux Etats Unis puis en Palestine, en Angleterre et en Inde, en 1937.
Ce voyage fut « un moment décisif dans sa vie ». Découvrant la spiritualité indienne, il découvrit un système donnant autant de place au Bien qu’au Mal, deux concepts sans connotation morale. Il y rencontra des auteurs de traités sur le yoga et sur le culte Kâli à Calcutta qu’il synthétisa dans son ouvrage « Psychologie et orientalisme ».

Prises de positions ambiguës

En 1935 le corps médical britannique invita Jung pour une série de conférences à Londres. Il y présenta sa théorie et la notion d’inconscient collectif ainsi que l’importance de la religiosité du patient dans le cadre de la cure avançant même que le système de la confession est une psychanalyse avant l’heure.
En 1936 alors qu’il est invité pour une autre intervention à Harvard, son discours est reçu de manière mitigée. Il est accusé de sympathies nazies à cause d’un article sur « La psychologie de la dictature ». Il dit voir dans le président Franklin Roosevelt un dirigeant semblable aux dictateurs Hitler et Mussolini. Il assimile aussi Hitler à un médium et affirme que « la politique allemande ne se fait pas, qu’elle se révèle à travers Hitler, porte parole des Dieux comme jadis ». L’idée qu’il serait pro-nazi est encore renforcée par le fait que Jung se serait rendu en Allemagne en 1936 invité par Joseph Goebbels, chef de la propagande nazie qui aurait voulu son opinion sur l’état psychique des dignitaires du parti national-socialiste. La particularité de Jung est que, contrairement à Freud qui prônerait une « science juive », la psychologie analytique est bien perçue par les nazis. Ils utilisent le concept d’inconscient collectif dans un sens plus politique que scientifique pour justifier l’existence d’un inconscient racial justifiant le « lebensraum », politique territoriale dans laquelle la patrie serait réservée aux seuls Allemands. En réalité les propos de Jung sont ambivalents car il tente de satisfaire le régime tout en ne se désignant pas comme un nazi. En 1936 il se trouve acculé à préciser sa position et explique que la psychothérapie ne peut être inféodée à une politique nationaliste. Cependant, selon l’historienne Elisabeth Roudinesco, Jung aurait été proche du nazisme puis aurait ensuite cherché à le taire. Nous passerons rapidement ici sur l’histoire entre Jung et le régime nazi qui est tellement complexe et pleine de rebondissements qu’elle mériterait un livre à elle seule. Il semblerait même que Jung soit devenu agent secret après guerre, recruté sous le nom d’agent 488 par les services secrets alliés.
Précisons cependant que Jung, apprenant que Freud était en sécurité en Angleterre, lui aurait envoyé un télégramme de sympathie et qu’il serait devenu « passeur de Juifs » en exil vers la Suisse.

Vers 1956, des amis et proches de Jung le sollicitent pour qu’il écrive son autobiographie. Plusieurs tentatives ont lieu mais ce sera finalement sa secrétaire Anielle Jaffé qui rédigera « Ma vie. Souvenirs, rêves et pensées », livre publié en 1961, année de la mort de Jung. La période controversée de la guerre n’y sera pas évoquée.
Jung meurt paisiblement le 6 juin à l’âge de 85 ans. Sa famille fait confectionner deux moulages de son visage mortuaire. A la nouvelle de sa mort les hommages internationaux se sont multipliés. Lors d’une cérémonie commémorative, l’analyste jungien Edward F. Edinger conclut son discours par un appel solennel : « Jung n’est plus, mais les retombées de son génie ne font que commencer. »

Sorti de la psychanalyse…

Freud et Jung étaient aussi en désaccord à propos du transfert. Même s’ils envisageaient tous deux ce concept, Freud pensait que, pour qu’il se produise, il devait y avoir une certaine asymétrie dans laquelle l’analyste servirait d’objet, d’écran vide, sur lequel le patient pourrait transférer fantasmes, figures représentatives de son histoire, etc.
Basant ses réflexions sur sa connaissance de l’alchimie, Jung estimait que la relation thérapeutique était basée sur la métaphore de deux corps chimiques différents qui, mis en contact, se modifieraient mutuellement. On peut alors comprendre que la question du divan devait aussi les séparer : pour Freud il était essentiel de laisser l’analyste hors de la vue du patient alors que Jung prônait le face à face et la relation directe constante.

Bien qu’il soit assez habituel d’entendre l’expression « psychanalyste jungien », c’est une erreur nominative. Jung n’est pas, au même titre que Freud, considéré comme psychanalyste puisqu’il a décidé de se séparer complétement de cette école.

D’ailleurs, si Jung fut fortement attaqué de son temps par les psychanalystes freudiens, il le fut aussi par la seconde génération de psychanalystes représentée par Donald Woods Winnicott ou Jacques Lacan. Dominique Bourdin, dans son livre « La psychanalyse de Freud à aujourd’hui » le critique ainsi : « Renonçant aussi bien au rôle de la sexualité infantile qu’au rôle organisateur de la crise oedipienne dans l’histoire singulière de chaque individu, Jung est sorti de la psychanalyse (…) Peut-être est-ce un prophète du retour au religieux indépendamment des églises traditionnelles (…) Il a délibérément quitté le terrain des sciences humaines et de la pensée rationnelle… »

Bibliographie

L’oeuvre de Jung est considérable et touche plusieurs domaines : alchimie, anthropologie, astrologie, ethnologie, étude des rêves, monde contemporain, mythologie, orientalisme, …

  • L’analyse des visions
    Cet imposant ouvrage de 1400 pages comprend une série de 86 conférences où la pensée de Jung s’exprime avec clarté. Le lecteur a la possibilité, grâce au Résumé-Index, d’accéder directement à différents thèmes à partir de phrases clefs. Un plus indéniable !
  • Aïon – Etudes sur la phénoménologie du Soi
    Le processus d’individuation vécu et décrit par C.G. Jung constitue l’axe de la psychologie des profondeurs et aboutit à la réalisation d’une totalité psychique transcendant le moi et dénommée Soi. Publié en 1951, traduction française en 1983 aux éditions Albin Michel par Etienne Perrot et Marie-Martine Louzier-Sahler.
  • Aspects du drame contemporain
    « Des temps aussi foncièrement troublés que notre époque influencent si puissamment les décours psychiques de l’individu que le médecin se voit contraint d’accorder une attention accrue aux interférences suscitées dans l’âme de ses patients par les contingences de l’actualité. » Dans ce contexte C.G. Jung a regroupé dans cet ouvrage plusieurs textes publiés à des époques différentes : 1928, 1936, 1945/1946 et 1958. Edité aux éditions Georg, traduction de Roland Cahen.
  • Bibliographie raisonnée des écrits de C.G. Jung
    Cette Bibliographie raisonnée des écrits de C.G. Jung, rédigée par Juliette Vieljeux et Florent Serina, est l’outil indispensable pour établir les liens entre les différents écrits de C.G. Jung et les positionner dans le temps.
    Édité aux éditions Le Martin-Pêcheur/Domaine jungien.
  • C.G. Jung parle
    A travers plus de cinquante récits de conversations les plus diverses, ce livre tente de saisir la personnalité et l’esprit de C.G. Jung. On y trouve des interviews pour les journaux, la radio, la télévision, un grand film didactique, ou encore les souvenirs de ses patients, élèves, collègues ou visiteurs. Aux éditions Buchet Chastel, traduction par Marie-Martine Louzier-Sahler et Benjamin Sahler.
  • Commentaire sur le Mystère de la Fleur d’Or
    Le Mystère de la Fleur d’Or est un traité alchimique chinois taoïste, que le missionnaire protestant Richard Wilhelm a fait connaître à Jung en 1928.
    Aux éditions Albin Michel, traduit par Etienne Perrot.
  • Correspondance 1906 – 1940
    A travers des lettres qui vont en se multipliant au fur et à mesure que Jung avance en âge nous assistons comme en direct à l’élaboration de ses idées.
    Aux éditions Albin Michel. Traduit par Josette Rigal et Françoise Périgaut.
  • Correspondance 1941 – 1949
    Dans ce second volume, tandis que l’espérance revient peu à peu, suite à la seconde Guerre Mondiale, on voit Jung approfondir sa quête. Un livre indispensable pour comprendre tout un pan de l’histoire des idées au milieu de notre siècle.
    Aux éditions Albin Michel, traduit par Françoise Périgaut et Claude Maillard.
  • Correspondance 1950 – 1954
    En 1950, Jung atteint ses soixante-quinze ans. C’est aussi le moment où, après les années d’approfondissement, sa pensée en arrive à sa dernière efflorescence et où Jung débouche sur certaines de ses oeuvres majeures.
    Aux éditions Albin Michel, traduit par Claude Maillard et Christine Pflieger Maillard.
  • Correspondance 1955 – 1957
    En 1955, l’œuvre de Jung, maintenant âgé de quatre-vingts ans, est en majeure partie achevée. Il poursuit sa correspondance avec une disponibilité extrême, répondant quasiment à chacun, du plus illustre à l’inconnu.
    Aux éditions Albin Michel. Traduit par Claude Maillard.
  • Correspondance 1958 – 1961
    Malgré tous les efforts qu’elle lui coûte, on est stupéfait de l’activité épistolaire qu’il continue à déployer afin de s’expliquer encore et toujours sur sa conception de la psychologie ou d’émettre sans cesse de nouvelles hypothèses.
    Aux éditions Albin Michel, traduit par Alix Gaillard-Dermigny et Christian Gaillard.
  • Correspondance S. Freud – C.G. Jung
    L’intense activité épistolaire, 360 lettres échangées en l’espace de huit ans, éclaire les relations entre Sigmund Freud et Carl Gustav Jung.
    Aux éditions Gallimard, traduit par Ruth Fivaz-Silbermann.
  • Correspondance W. Pauli – C.G. Jung
    Deux géants du XXeme siècle, l’un dans le domaine de la physique quantique, l’autre dans celui de la psychologie, échangent de nombreuses lettres. Ainsi voit-on apparaître le concept révolutionnaire de synchronicité.
    Aux éditions Albin Michel. Traduit par Françoise Périgaut.
  • Dialectique du moi et de l’inconscient
    La confrontation avec l’inconscient passe par l’étude des rêves et des fantasmes. Ceux-ci nous renseignent sur l’attitude de notre « moi » mais également sur la dynamique de l’inconscient.
    Publié en 1935, traduction française en 1964 par Roland Cahen, il a fait l’objet de nombreuses rééditions aux éditions Galllimard.
  • C.G. Jung Entretiens
    A la fin des années 50, C.G. Jung a participé à des rencontres, invité par un couple d’amis à Winterthour, et par l’Institut qui porte son nom à Zurich.
    Aux éditions La Fontaine de Pierre, traduit de l’allemand et de l’anglais par Monique Bacchetta, Jeanne Kohli-Dangel et Ariane Pedroli.
  • Entretiens (Richard Evans – C.G. Jung)
    Le livre est issu d’entretiens que Richard Evans, professeur de psychologie à l’université de Houston, a eus avec Carl Gustav Jung à Zürich, en 1961.
    Publié en 1961, traduit par Ph. Coussy. Éditions Petite Bibliothèque Payot.
  • Essai d’exploration de l’inconscient
    Ce texte, l’un des derniers écrits par Jung, donne l’exemple de l’importance que Jung accordait à ses rêves. Il nous renseigne sur le devenir de la conscience.
    Publié en 1961, traduit par Laure Deutschmeister. Éditions Gallimard, collection Folio Essais,
  • Essai sur la symbolique de l’esprit
    Jung dévoile les fondements les plus certains de sa position envers les phénomènes religieux : ni approbation béate comme on l’a cru souvent, ni croyance en une sorte de sacré nébuleux auquel il suffirait de s’abandonner pour goûter aux extases de l’âme.
    Plusieurs textes publiés en 1948 et 1952, traduits par Alix et Christian Gaillard et Gisèle Marie. Éditions Albin Michel.
  • Introduction à la psychologie jungienne
    En 1925 C.G. Jung anime un séminaire où il aborde le développement de ses idées et sa propre expérience.
    La trentaine de participants enrichissent par leur questionnement chacun des thèmes abordés. Traduit de l’anglais par Karen Hainsworth et Viviane Thibaudier. Éditions Albin Michel.
  • Introduction à l’essence de la mythologie
    Les études de Carl Gustav Jung et Charles Kenéryi réunies dans ce livre apportent de nombreux matériaux nouveaux ou peu connus, qui contribuent à une meilleure connaissance de la pensée mythologique, ce mode d’expression commun à toute l’humanité.
    Publié en 1951, traduit par H. Del Medico. Éditions Petite Bibliothèque Payot.
  • La guérison psychologique
    Ce livre est composé de plusieurs textes ayant pour thème la guérison psychologique. Qu’est ce que la psychothérapie ? Médecine et psychothérapie. Les problèmes de la psychothérapie moderne… Textes publiés en 1945, 1946, 1948 et 1951, traduits par Roland Cahen. Éditions Georg.
  • L’Âme et la Vie
    Ce choix de textes – plus d’un millier – éclaire et illustre les aspects les plus caractéristiques, les plus accessibles aussi, de Jung.
    L’ouvrage s’adresse moins au spécialiste qu’au lecteur soucieux de découvrir les perspectives originales qu’ouvre cette pensée sur les domaines les plus importants de l’existence humaine. Textes essentiels réunis et présentés par Jolande Jacobi, traduits par Roland Cahen et Yves Le Lay. Éditions Buchet Chastel et Le Livre de Poche.
  • L’Âme et le Soi
    Avec pour sous titre Renaissance et Individuation ce volume réunit plusieurs textes majeurs et inédits dont le texte fondamental sur la fonction transcendante.
    Textes publiés de 1905 à 1954, traduits par Claude Maillard, Christine Pflieger-Maillard et Roland Bourneuf. Éditions Albin Michel.
  • L’analyse des rêves
    En deux volumes, retranscription de notes prises par des membres qui ont assisté au séminaire de C.G. Jung de 1928 à 1930
    A partir de nombreux exemples, Jung donne un véritable enseignement clinique pratique. Traduit par Jean-Pierre Cahen. Éditions Albin Michel.
  • La réalité de l’âme
    Volume 1 : Structure et dynamique de l’inconscient
Volume 2 : Manifestations de l’inconscient
    Sous ces deux thèmes Michel Cazenave a rassemblé plusieurs textes de Jung.
    Éditions Le Livre de Poche.
  • Le Livre Rouge
    Le Livre Rouge rassemble les notes et les dessins les plus intimes que C.G. Jung ait réalisés.
    Il témoigne des tensions qui l’habitent à l’époque et documente sa confrontation avec l’inconscient, qui s’accompagnera parfois de rêves terrifiants et d’expériences personnelles douloureuses. Un site complet est consacré au Livre Rouge, il réunit éléments de présentation, extraits, images et vidéos.
  • L’énergétique psychique
    C.G. Jung définit la notion d’énergie psychique et aborde diverses manifestations psychiques universelles : rêves, croyances, phénomènes inexpliqués…
    Textes publiés en 1902, 1911 et 1948, traduits par Yves Le Lay.
    Éditions Georg et Le Livre de Poche.
  • Correspondance C.G. Jung – Erich Neumann
    Cette correspondance s’étend de 1933 à 1959, elle est d’une grande richesse et de première importance.
    Les deux hommes échangent autour des problèmes liés à l’actualité immédiate – Jung résidant à Zurich et Neumann à Tel Aviv – mais avant tout interrogent les fondements du psychisme dans son immense profondeur.
  • L’homme à la découverte de son âme
    Cet ouvrage donne une vue d’ensemble de la psychologie de C.G. Jung.
    Il est majoritairement composé de conférences données par C.G. Jung dans les années 1930. Textes rassemblés et traduits par Roland Cahen.
    Éditions Albin Michel.
  • L’homme et ses symboles
    Plusieurs auteurs ont contribué à la réalisation de cet ouvrage.
    Il regroupe un ensemble de textes, parmi lesquels « Essai d’exploration de l’inconscient » de C.G. Jung. Ce livre a été publié par Marie Louise von Franz, selon les directives de Jung, peu de temps après sa mort. Éditions Robert Laffont.
  • La vie symbolique
    Sous titré Psychologie et vie religieuse, cet ouvrage regroupe plusieurs textes : les Sept Sermons aux Morts, la vie symbolique, notes alchimiques, psychologie et christianisme. Essais sur la symbolique de l’esprit et l’Âme et le Soi complètent ce volume. Traduit par Claude Maillard et Christine Pflieger-Maillard. Éditions Albin Michel.
  • Le Fripon divin
    Paul Radin, Charles Kenényi et C.G. Jung explorent dans cet ouvrage le mythe du Fripon. Paul Radin expose ce mythe à travers un exemple puisé auprès de la tribu indienne des Winnebagos.
    Publié en 1954, traduit par Arthur Reiss. Éditions Georg.
  • Les Énergies de l’âme
    Ce livre est une retranscription du séminaire sur le yoga de la Kundalinî où Jung s’exprima aux côtés de l’indianiste Wilhelm Hauer en 1932.
    Edition établie par Sonu Shamdaani, traduit par Zéno Bianu. Éditions Albin Michel.
  • Métamorphoses de l’âme et ses symboles
    Dès sa première parution, ce livre qui marquait la rupture de Jung avec Freud fut abondamment commenté et discuté. Il ne cessa par la suite de l’enrichir et d’en affiner les vues.
    Publié en 1912, revu en 1952, il comprend 300 illustrations choisies par Jolande Jacobi. Traduit par Yves Le Lay. Éditions Le Livre de Poche et Georg.
  • Les racines de la conscience
    La conscience est ancrée par des racines dans la genèse de l’espèce, le devenir de l’être et de l’individu, et dans le cosmos de l’inconscient.
    Cet ouvrage comprend des textes autour des archétypes et l’arbre philosophique. Publié en 1954, traduit par Yves Le Lay. Éditions Le Livre de Poche et Buchet Chastel.
  • Les rêves d’enfants
    Jung réunit autour de lui un séminaire d’études et de recherches sur les rêves d’enfants âgés de 3 à 15 ans (2 tomes).
    Traduit par Claude Maillard (tome 1) et Alexandra Tondat (tome 2). Éditions Albin Michel.
  • C.G. Jung : le divin dans l’homme
    Michel Cazenave a réuni un ensemble de lettres de C.G. Jung autour du thème de la religion. Rappelons que pour Jung la fonction religieuse est constitutive de l’inconscient. Présentation Michel Cazenave. Éditions Albin Michel.
  • Ma vie. Souvenirs, rêves et pensées.
    C’est dans sa 83eme année que Jung entreprit de raconter le mythe de sa vie auprès de sa collaboratrice, Mme Aniela Jaffé. Cet ouvrage permet de suivre le fil conducteur de la vie de Jung.
    Traduit par Yves Le Lay et Roland Cahen. Éditions Gallimard
  • Mysterium conjunctionis
    C.G. Jung, couronnant son oeuvre, présente le trésor ramené de son dialogue avec les anciens grimoires, inlassablement poursuivi au long d’un quart de siècle (2 tomes).
    Avec la collaboration de Marie Louise von Franz, publié en 1956. Traduit par Etienne Perrot. Éditions Albin Michel.
  • Présent et avenir
    La pression des masses organisées plonge l’individu dans un état de « somnambulisme infantile » où il perd sa dignité. La science qui l’ignore au profit des abstractions de la statistique légitime cette évolution. La voie indiquée par Jung pour y échapper consiste à porter le regard vers les « profondeurs » du Soi. Publié en 1957, traduit par Roland Cahen avec la collaboration de René et Françoise Baumann. Éditions Le Livre de Poche, Buchet Chastel, Denoël.
  • Problèmes de l’âme moderne
    Plusieurs textes sont réunis dans cet ouvrage structuré en 4 parties : l’âme et l’esprit, l’homme et l’existence, la femme et le couple, la poésie et l’art. Publiés en 1929, 1931, 1934 et 1950, traduits par Yves Le Lay. Éditions Buchet Chastel.
  • Psychogenèse des maladies mentales
    Voici un ensemble de textes qui précisent la psychogenèse des maladies mentales : la démence précoce, le contenu de la psychose, la schizophrénie …
    Publiés de 1906 à 1958, traduits par Josette Rigal. Éditions Albin Michel.
  • Psychologie de l’inconscient
    Sont présentés dans cet ouvrage la psychanalyse, la théorie de l’éros, les types d’attitude, les archétypes…
    Publié en 1916, repris en 1943, traduit par Roland Cahen. Éditions Georg et Le Livre de Poche
  • Psychologie et Philosophie
    En 1896 Jung a 21 ans et donne sa première conférence dans le cadre de l’association étudiante dont il fait partie, connue sous le nom de « Société de Zofingia ».
    Traduit par Alexandra Lefaucheux. Éditions Albin Michel.
  • Psychologie du transfert
    Le phénomène du transfert est au centre du succès ou de l’échec de tout traitement analytique. C’est pourquoi la psychologie ne peut sans dommage négliger ou contourner ce problème.
    Publié en 1946, traduit par Etienne Perrot. Éditions Albin Michel.
  • Psychologie et alchimie
    Cet ouvrage montre que dans l’alchimie, l’homme, en affrontant les énigmes de la matière, affrontait le plus souvent, et à l’époque sans guère le savoir les énigmes les plus brûlantes et les plus solennelles de son esprit et de sa vie.
    Publié en 1952, traduit par Etienne Perrot. Éditions Albin Michel.
  • Psychologie et éducation
    Dans ce volume se trouve groupé l’essentiel des travaux de Jung concernant l’éducation. Cet ouvrage concerne donc tous les éducateurs : professionnels de l’éducation ou éducateurs de nous-mêmes et de nos proches. Textes publiés en 1910, 1946 et 1949, traduits par Yves Le Lay avec la collaboration de Louis de Vos et Olga Raesvsky.
  • Éditions Buchet Chastel.Psychologie et orientalisme
    Ce volume rassemble un grand nombre de textes rédigés par Jung qui concernent directement l’orientalisme.
    Publiés de 1935 à 1960, traduits par Paul Kessler, Josette Rigal et Rainer Rochlitz.
    Éditions Albin Michel.
  • Psychologie et religion
    Cette étude permet de saisir dans sa profondeur la réalité du sentiment et de l’expérience religieuse, la place et le rôle du christianisme à l’égard des autres religions, le sens du dogme et du rite.
    Publié en 1940, traduit par Marthe Bernson et Gilbert Cahen. Éditions Buchet Chastel.
  • Réponse à Job
    Le but de ce livre est de montrer le développement historique du christianisme à travers les siècles, depuis l’époque de Job, jusqu’aux événements symboliques les plus récents.
    Publié en 1952, traduit par Roland Cahen, postface d’Henry Corbin. Éditions Buchet Chastel.
  • Sur les fondements de la psychologie analytique
    Devant une majorité de médecins thérapeutes, Jung expose les concepts qui ont trait à la psychologie analytique. Ces cinq conférences ont été données du 30 septembre au 4 octobre 1935 à la Tavisock Clinic de Londres. Traduit par Cyrille Bonamy et Viviane Thibaudier. Éditions Albin Michel.
  • Sur l’interprétation des rêves
    Le rêve, produit de l’inconscient le plus profond qui cherche à se dévoiler, ne se comprend qu’à travers l’effort de l’âme à être reconnue. Les textes qui composent cet ouvrage sont tirés de plusieurs séminaires qui eurent lieu de 1936 à 1941. Traduits par Alexandra Tonda. Éditions Albin Michel et Le Livre de Poche.
  • Synchronicité et Paracelsica
    Les études essentielles consacrées à la synchronicité sont incluses dans cet ouvrage. La préface du Yi King de Richard Wilhelm est incluse dans ce livre. Traduit par Claude Maillard et Christine Pflieger-Maillard. Éditions Albin Michel.
  • Types psychologiques
    Les types psychologiques définis par Jung ont souffert de différentes interprétations et récupérations, bien éloignées des concepts précisés par l’auteur dans cet ouvrage original.
    Publié en 1921, traduit par Yves Le Lay. Éditions Georg.
  • Un mythe moderne
    Etude psychologique des soucoupes volantes où C.G. Jung met en lumière l’inadéquation de l’homme moderne à lui-même et au monde. Jung refuse de se prononcer sur la matérialité physique des faits. Publié en 1958, traduit par Roland Cahen, René et Françoise Baumann. Éditions Gallimard.

    Vidéos

    Jung a vécu suffisamment tard pour que nous puissions le rencontrer en vidéo.

  •  CARL GUSTAV JUNG (1875-1961) – Une vie, une œuvre [1985] ▶ 1:22:41
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    Cette vidéo vous fera découvrir la découverte révolutionnaire de Carl Jung en 1913. Le premier psychiatre à …
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    Jung reçoit un journaliste de la BBC chez lui et parle de son enfance, de sa carrière, de sa relation à Freud, de …
  •  Interview de C G Jung sur la mort et sa croyance en Dieu – YouTube ▶ 3:54
    Interview complète : Carl Gustav Jung : 1959 – dernière interview 2 ans avant sa mort – Youtube
  •  L’archétype selon Carl-Gustav Jung – YouTube ▶ 3:15
    extrait tiré du site http://www.baglis.tv et d’un entretien intitulé « Le féminin sacré » avec Michel Cazenave
  • L’origine du Monde selon Carl Gustav Jung avec Michel Cazenave ▶ 54:02
    France Culture, « Éloge Du Savoir » du 11 janvier 2005 avec Michel Cazenave.
  •  Le malentendu « français » avec Carl-Gustav Jung – YouTube ▶ 4:27
    Le malentendu « français » avec Carl-Gustav Jung. BAGLISTV
  • Carl Gustav Jung FR partie 1 – Vidéo dailymotion ▶ 27:10
    Regardez Carl Gustav Jung FR partie 1 – LEGRAND sur dailymotion.
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